l’utilisation du sérum expérimental contre l’Ebola

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Le Liberia, est une autre victime du virus d’Ebola, va recevoir des Etats-Unis des prototypes d’un sérum expérimental, alors que l’OMS doit conclure mardi sur l’occasion d’utiliser des médicaments non approuvés.

D’après le dernier bilan de l’OMS, L’épidémie Ebola qui massacre l’Afrique de l’Ouest a dépassé les 1.000 morts, avec 1.013 décès et 1.848 cas dénombrés.

« La Maison Blanche et l’Agence américaine des médicaments (FDA) ont approuvé la demande du Liberia » de mise à disposition « de doses d’échantillons du sérum expérimental pour traiter les médecins libériens actuellement infectés », a déclaré la présidence libérienne la veille de mardi.

Cet accord est le fruit d’une demande rédigée par la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf le 8 août à son homologue américain Barack Obama et tandis que l’Organisation mondiale de la santé expose mardi à Genève les conclusions de débats sur l’occasion d’employer des médicaments non homologués.

Le remède expérimental doit être expédié au Liberia par un médiateur du gouvernement américain au cours de la semaine, a déclaré la présidence, sans préciser la date.

Selon la même source, la directrice exécutive de l’Organisation mondiale de la Santé, Margaret Chan, a donné son accord sur l’expédition au Liberia de quantités supplémentaires du sérum expérimental afin de participer à perfectionner le traitement. Ces prototypes supplémentaires seront également transférés dans le pays au cours de la semaine par des spécialistes de l’OMS.

Il n’y a pour le moment aucun remède ou vaccin spécial contre la fièvre hémorragique causée par l’épidémie Ebola, qui se propage par contact direct avec le sang et des liquides biologiques de personnes ou d’animaux contaminés.

Dernièrement, différents Etats ont énoncé le désir d’avoir la possibilité d’employer l’antigène expérimental dit « ZMapp », développé dans un laboratoire privé aux Etats-Unis mais jamais essayé sur un être humain .

Il a été destiné aux deux Américains contaminés au Liberia, qui ont été envoyés aux Etats-Unis et isolés.

Un curé espagnol aussi infecté au Liberia a été renvoyé dans son pays, où il devait profiter du sérum expérimental dont l’Espagne a exclusivement accepté l’importation.

Lundi, l’entreprise pharmaceutique américaine qui a fabriqué le ZMapp a annoncé qu’elle avait envoyé la totalité des quantités existantes en Afrique de l’Ouest, sans indiquer le pays, précisant que le traitement a été fourni « gratuitement dans tous les cas ».

D’après le dernier bilan déclaré la semaine dernière par l’OMS, le virus a déjà engendré le décès de plus de 960 personnes sur près de 1.800 cas particulièrement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, des cas ayant été dénombrés au Nigeria.

Les équipes de santé sont en première ligne: sept médecins et un infirmier chinois qui avaient guéri des patients d’Ebola ont été « placés en quarantaine » ces deux semaines précédentes en Sierra Leone, a déclaré l’ambassadeur de Chine, Zhao Yanbo à Freetown.

Le Liberia s’est vu contraint de renforcer son dispositif. La présidente Ellen Johnson Sirleaf a déclaré la mise en quarantaine de la province de Lofa (nord), la troisième zone touchée par cette mesure exceptionnelle.

D’autre part, Mme Sirleaf a donné des ordres pour suspendre les voyages à l’étranger pendant un mois pour tous les responsables étatiques.

Par mesure de sécurité, la Côte d’Ivoire, où aucun cas n’a été indiqué, a interdit les voyages vers les pays infectés.

Elle a également interdit tous les vols vers Abidjan.

Le Nigeria qui est le pays le plus peuplé d’Afrique,  a déclaré une nouvelle contamination à Lagos, plus grande ville d’Afrique de l’Ouest, portant à dix le nombre total de personnes contaminées, d’après le ministère nigérian de la Santé.

L’OMS, qui va accueillir 5 millions de dollars d’aide du Koweït, essaie de définir une position devant les appels pressants à employer des médicaments non homologués pour essayer de guérir les patients. Elle a tenu dans cet objectif une téléconférence lundi entre spécialistes, plus particulièrement sur les questions d’éthique médicale.

Après le traitement, avec de premiers résultats positifs, des deux Américains, son utilisation est de plus en plus conseillée. Même s’il n’avait jamais été jusqu’à maintenant testé sur l’homme, et qu’il n’est donc accepté par aucune autorité sanitaire.

« Est-il éthique d’employer des médicaments non agréés, et si c’est le cas quels critères doit-on définir, dans quelles conditions doit-on administrer ce traitement et qui doit être traité? », ce sont quelques questions auxquelles cette réunion méritait réponse, a annoncé à l’AFP Marie-Paule Kieny, assistante au Directeur général de l’OMS.

Le président guinéen Alpha Condé, qui est le premier pays touché, a incité à « faire d’Ebola une préoccupation mondiale jusqu’à la production du vaccin » contre cette épidémie.zmapp

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